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Un auto-partage 100% électrique

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Les explications d’ Alexandra Caubet, directrice générale de Zity France. Propos recueillis par Lionel Favrot

Qui a lancé Zity ?
Alexandra Caubet : Il s’agit d’une joint-venture entre Mobilize, une marque de Renault et Ferrovial, une entreprise espagnole de transport. C’est pourquoi on a lancé ce service en premier à Madrid en 2018 avant de l’ouvrir à Paris en 2020 et de se lancer à Lyon et Villeurbanne le 2 mars. On intègre donc une bonne partie de la ZFE.
Comment ce service d’autopartage fonctionne ?
C’est du free-floating : on repère l’emplacement des voitures grâce à l’application et toute la procédure est digitalisée. Inscription, déverrouillage de la voiture, état des lieux, facturation… Il n’est pas nécessaire d’être abonné. On peut louer à l’heure, à la demi-journée ou à la journée.
Combien ça coûte ?
De 29€ pour 4h à 99€ pour 72h. Avec un prix de lancement à 28cts la minute. Ces tarifs inclut tout : la location, la recharge, l’assurance et le stationnement puisqu’on a le label métropole qui nous permet de stationner gratuitement à Lyon et Villeurbanne. En cas de dépassement de la réservation initiale, c’est toujours la formule la plus économe qui lui sera facturée. Le client passera par exemple automatiquement de la demi-journée à la journée. Et s’il s’arrête pour une course, il peut activer le mode stand-by pour activer une facturation à tarif préférentiel.
Et si un client veut partir en week-end en Zity ?
C’est le même principe. En revanche, la location ne sera terminée qu’au moment où il sera de retour à Lyon ou à Villeurbanne.
Qui va utiliser Zity ?
A Lyon, c’est trop tôt pour le savoir mais à Paris, c’est un profil 20-40 ans, de tous milieux sociaux. Généralement ils sont à deux. 30% l’utilisent pour des trajets hors de la zone de départ et on pense que cela pourrait être plus important à Lyon et Villeurbanne.
Combien de voitures sont disponibles ?
On a déployé 125 Dacia Spring, des voitures électriques robustes particulièrement bien adaptées à l’auto-partage, avec une autonomie élevée : 230km en cycle mixte et 305km en milieu urbain. Si le service se développe, on pourrait augmenter la flotte. A Paris et dans l’ouest parisien, on a 500 Dacia Spring.
Fabien Bagnon, vice-président du Grand Lyon, a déclaré qu’on pourrait avoir trois ou quatre services d’auto-partage. Il y a déjà Léo&Go, Citiz-Yea… Vous confirmez ?
Oui. A Madrid qui est une ville très mature pour l’auto-partage, on a déjà trois services d’auto-partage. Je pense qu’on est complémentaires et même plus fort ensemble. Chacun a ses spécificités. Certains proposent de l’hybride. Nous, on est 100% électrique.

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